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29 septembre 2022 | Au potager

Tuto pommes de terre, conservation et plantation

L’automne arrive et lentement le jardin se vide. Les derniers légumes sont sur le point d’être récoltés. Pour Caroline Martin, un des légumes les plus important pour assurer sa résilience alimentaire a encore besoin d’être déterré. Elle en profite pour nous donner ses conseils pour leur plantation.

En ce moment, au jardin, je ramasse mes pommes de terre, enfin je continue de les ramasser. Je ne les récolte jamais toutes d’un seul coup et je ne me presse jamais pour le faire. J’en ai même déjà ramassé jusqu’en Novembre. Et s’il gèle ?

Comme je l’ai déjà dit à certains autour de chez moi, des gelées très fortes qui gèlent les sols avant le mois de décembre, je n’en ai jamais vu et de nos jours, même en hiver, il n’y a pas beaucoup d’endroits en France ou le sol gèle et reste gelé pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines sauf en montagne. Quand j’étais jeune ça pouvait arriver en Sologne à partir de décembre, mais maintenant… Un autre point qui met l’accent sur le changement climatique que les plus de 50 ans semblent avoir complètement oublié. Mais passons.

Je ne m’inquiète pas de la température, mais je fais attention aux précipitations, car s’il commence à pleuvoir abondamment, je dois me dépêcher pour que mes pommes de terre ne pourrissent pas dans le sol. Sinon, j’ai tout mon temps.

En fait, je ramasse mes pommes de terre comme je les plantes. Je commence à en planter le 19 mars… Pas par ce que je crois en quoique ce soit, mais par ce que c’est une date facile à se rappeler. Ensuite je continue à en planter jusqu’à la fin mai environ.

Les plantes bénéficient ainsi des pluies de printemps, à différents moments de la pousse, ce qui peut être un avantage, surtout s’il ne pleut pas beaucoup, comme cette année. Je commence souvent à arracher mes pommes de terre fin juin ou en juillet, en fonction de ce qui me reste de la récolte précédente.

Je n’ai pas de lieu de stockage très frais en été, alors je les laisse dans le sol jusqu’à ce que j’en ai besoin ou que le temps se rafraîchisse. Je n’ai aucun problème de stockage par la suite en procédant ainsi.

Je connais des gens autour de moi qui arrachent toutes leurs pommes de terre avant la mi-juillet et qui se plaignent ensuite qu’elles pourrissent. En Sologne, il y a très peu de gens qui ont des caves donc pour garder des légumes dans un endroit bien frais ce n’est pas facile surtout en plein été.

Mes seuls soucis sont les larves de hannetons, les courtilières et un peu de maladie. Alors oui, je ramasse des pommes de terre qui sont un peu mangées, mais elle se conservent très bien malgré tout. Et puis j’en ai toujours quelques une qui ont un peu de gale commune sur la peau. Je trouve qu’en les laissant bien sécher, elles se conservent très bien aussi. Je dois juste enlever un peu plus de peau quand je les épluche et celles qui sont partiellement mangées sont souvent utilisées pour faire de la purée. Mais une chose est sûre, je ne jette jamais de pommes de terre pour une raison ou une autre. Même les toutes petites sont cuites en hiver, sur le coin de la cuisinière à bois pour les poules. Je suis contre le gaspillage et ça commence chez moi, dans mon jardin et dans ma cuisine.

Et la plantation ?

À propos des pommes de terre, alors que la majorité des jardiniers les plantent directement dans le jardin, il est aussi possible de les faire pousser dans des contenants assez grands pour que les nouvelles tubercules se développent correctement. On peut ainsi faire quelques plants même sur un balcon. Par contre cette méthode peut être gourmande en eau car les plantes ont besoin d’un arrosage plus régulier vu que la terre dans le pot sèche plus vite que celle du jardin.

Il est aussi possible de ne pas planter les pommes de terre, mais de les disposer sur le sol et de les recouvrir de compost, mais il faut beaucoup de compost pour avoir une belle production qui pourra être mangée pendant plusieurs mois, voire une année complète jusqu’à la prochaine récolte.

De la même manière on peut aussi poser les tubercules sur la pelouse par exemple en les recouvrant d’une couche d’herbe de tonte. On peut rajouter de l’herbe si nécessaire pour que les nouvelles tubercules soient bien cachées de la lumière. Il est important de rappeler que des pommes de terre qui poussent exposées à la lumière vont verdirent et que ça les rend toxiques, donc immangeables. L’inconvénient de cette méthode est qu’elle demande beaucoup d’herbe de tonte, comme celle avec du compost. Finalement on peut aussi les faire en les couvrant avec de la paille.

En utilisant une combinaison de ces trois méthodes, il est parfaitement envisageable d’avoir une grande et belle production de pommes de terre, sachant qu’il est aussi possible d’en replanter jusqu’au mois d’août, dépendamment de la région dans laquelle on vit, après avoir déterré les premières plantées.

Toutes les pommes de terre qui commencent à germer au printemps peuvent être plantées, même celles qui sont utilisées pour la consommation. Si on a une grosse pomme de terre avec plusieurs pousses, elle peut être coupée en morceaux (avec au moins un germe par morceau) qui seront plantés séparément et qui produiront tous de nouvelles pommes de terre. On peut même planter des épluchures qui pourront donner une petite récolte, par contre il faut les planter rapidement pour ne pas qu’elles sèchent trop.

Caroline Martin
https://www.linkedin.com/in/caroline-martin-905963/

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